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© caroly
Elle a été utilisée dès l’époque gallo-romaine à Lutèce (les thermes de Cluny, architraves de forum romain).
C’est véritablement dans la seconde partie du XVII siècle que Colbert, en commanditant un inventaire des carrières du Lutécien moyen a mis en exergue les qualités de la pierre du Sud de l’Oise.
Appréciée des architectes, elle est facile à travailler, donne des hauteurs d’assises importantes et résiste bien aux intempéries. En effet, cette pierre a la caractéristique de durcir avec le temps. Le Louvre, les Invalides, le Palais Bourbon, la Place de la Concorde, l’école militaire, la Tour Saint Jacques sont autant d’exemples de l’utilisation de la pierre dite de Saint Maximin ou de « Saint Leu ».
C’est grâce à la proximité de la rivière Oise que ce matériau particulièrement lourd et volumineux a pu être transporté jusque Paris notamment.
La deuxième phase d’expansion et de diffusion de ce matériau a lieu à la fin du XVIIIème, Gustave de Rotschild propriétaire du château de Laversine à Saint Maximin, crée la Compagnie des Chemins de Fer du Nord (Paris – Creil par exemple). Les carrières de Saint Maximin s’y raccordent. Cette ligne ferroviaire est une opportunité pour répondre aux besoins considérables en pierre générés par la construction du Paris Haussmannien.
La reconstruction d’après-guerre de 1925 et 1945 confirmera la richesse des carrières du Sud de l’Oise.
Aujourd’hui utilisée pour la restauration de monuments historiques et exportée massivement à l’étranger (université de Standford – Californie) elle répond aux exigences des bâtisseurs du XXIéme siècle en étant intégrée dans le programme de Haute Qualité Environnementale :